Trucs à faire en Inde du Sud


(liste loin d'être exhaustive !)

- se faire bénir par un éléphant en lui donnant une pièce qu’il filera à son cornac quand vous aurez le dos tourné.

- donner des coups de coude à ceux qui vous bousculent dans la queue pour acheter les tickets de train en y mettant toute sa rage pour faire peur aux autres.

- prendre un rickshaw conduit par un gars qui a un œil qui dit merde à l’autre

- faire du scooter avec un prêtre à lunettes et crâne à demi-rasé du temple de Vishnu de Kanchipuram en réalité père de famille et vendeur en assurances automobiles

- dans le même genre : se faire déposer à la gare par un ami en moto avec le gros sac de voyage dans le rôle du troisième passager et le petit sac de voyage en guise de gamin sur les genoux du conducteur

- faire du cheval trois minutes pour 20 roupies sur la plage de Kanyakumari


- S’assoir et regarder les gens faire la queue deux heures au moins pour faire un calin de trois secondes à Amma dans son Ashram.

Ashram d'Amma à Karunagapali

- Susciter l’intérêt des visiteurs autant que les fauves du zoo à Trivandrum

- Se faire guider ou conduire par de parfaits étrangers et leur accorder une confiance intuitive, dans la certitude toujours vérifiée d’avoir d’excellentes surprises en retour… impensable en Europe ! … il y a tellement d’horreurs dans les journaux…

- Aller manger divinement dans un resto qui n’en a pas l’air où deux moustachus dévorent leur montagne de riz sur un meuble apparemment ancien bureau et où les légumes sont épluchés à même le sol, au lieu d’aller dans un restaurant à touristes trop cher.

- Faire ses courses dans les lieux les plus improbables… c’est moins cher et on est mieux servis.

- Se faire offrir des samosas par un édenté sans âge qui veut vous épouser sous le regard amusé d’une vingtaine de gars plus jeunes.

- Fuir quand le viel édenté se fait trop insistant pour vous offrir le café ensuite : il y a des limites à fixer !

- Monter à six dans un tuc-tuc au risque de se faire éjecter à chaque virage.

- S’assoir sur le rebord de la porte ouverte d’un wagon de l’Indian Railway et regarder le paysage défiler à toute vitesse, les habitants faire un coucou quand le train ralentit, mais faire gaffe quand même de ne pas tomber ou de perdre une tong en route …

- Chercher une nouvelle paire de chaussures pieds nus dans Trivandrum.

- Aller se faire masser une heure par deux femmes à l’hôpital ayurvédique pour l’équivalent de quatre euros, savon naturel et consultation de la doctoresse compris !

Hall principal de l'Hôpital ayurvédique

Mariage à Varkala

- Poser sur la photo officielle d’un mariage dont on ne connaît absolument pas les époux.

- faire de la rando en sari et bijoux rutilants à la recherche désespérée d’un tuc-tuc en banlieue de Cochi.

- Supporter les manifestations révolutionnaires sous ses fenêtre dues à une période électorale du matin au soir pendant plusieurs jours.

- Photographier l’éléphant qui débroussaille très professionnellement votre jardin.

- Redescendre la Main Road de Trivandrum en Vespa.

- se prendre une prune ( rikiki) dans le train pour avoir payé un ticket basse classe et s’être incrusté en sleeper class.

- se faire guider dans le rituel des poojas dédiées à Shiva dans son immense temple de Kanchipuram et en sortir le front tout rouge de prières.

- figurer dans un film sur Noël, jouer son rôle et se faire payer par un jus de fruits et une barre de chocolat importée des Emirats Arabes Unis.



- sur le chemin, laisser passer le serpent qui vous a grillé la priorité

- virer le charmeur de cobra qui improvise une démonstration devant le distributeur de billets pour ne pas risquer la morsure en allant retirer des billets.

- Acheter un guide de conversation malayalam-hindi-english dans le bus.

- Se préparer après la douche dans un noir total dû à la coupure d’éléctricité qui touche tout le quartier, sur une seule jambe avec un orteil cassé qui crache le sang, descendre au rez-de-chaussée dans les mêmes conditions mais sur les fesses avant de se présenter au dîner comme si de rien n’était (il y a vraiment des bouquins à écrire!).

- Se laisser observer par un caméléon pendant ses cours de danse, et par un écureuil pendant les leçons de yoga.

- Passer une demi-journée à bavarder avec des commerçants sans rien acheter et en restant potes à Madurai (mais je leur ai acheté des trucs quand même à la fin).



 







Ashiq, Et Rahil (à droite) avec son ami d'enfance, à Madurai.

- Se lever à deux heures du matin et enfiler les premières fringues venues pour aller filmer la procession enflammée, assourdissante et surpeuplée qui passe dans la rue pour un Dieu non-identifié sur le coup, et retourner machinalement se coucher.

- rentrer chez soi à la nage pour cause d’orage un peu violent.

- se retourner subitement sur le chemin sous la pluie après avoir entendu un gros « cccrackk », et se rendre compte qu’à quelques secondes près on aurait été écrasée par un arbre et la ligne électrique toute frétillante tombée avec.

- se mettre à prier un peu plus souvent surtout après des trucs pareils pour remercier le ciel d’être encore en un seul morceau.

- s’entraîner à faire des bonds de côté pour éviter un rickshaw fou qui vous fonce dessus ou plus communément pour éviter les crachats des passants qui se nettoient la gorge en profondeur.

- Neutraliser une araignée prohibitivement grosse et rapide qui vous nargue au plafond trop haut en lui balançant une tong, et l’écraser avec l’autre tong quand elle arrive dans votre champ d’action (je suis surrentraînée).

- Oublier l’araignée en regardant un bon Bollywood.

- faire de la chasse à l’araignée une vocation, et de l’écrasement de moustiques un sport national à pratiquer partout.

- prendre en photo tout ce qui paraît insolite au risque d’être confondu avec un touriste Japonais en plein Paris.

- Se prendre un fou rire à pleurer au milieu d’un marché de fruits et légumes bondé et labyrinthique à Trichy.

- Aider la dizaine de gars qui s’aggrippent à la porte du train déjà en route et les pousser dans la foule à l’intérieur du wagon pour conserver sa place aérée près de la porte.

- aller en cours de kalaripayatt (art martial) à six heures du matin sans broncher… si si…

- trouver un chaton dans un buisson.

- s’endormir à l’entrée d’un temple au milieu de la nuit devant un spectacle de kathakali des plus intéressants mais un peu trop long.

- S’étonner de voir des blancs dans les grandes villes ou les lieux plus touristiques après autant de temps en dehors d’Europe..

- découvrir après avoir senti une sensation froide, gluante et répugnante dans l’oreille qu’une grosse limace s’était invitée dans le mouchoir utilisé pour s’essuyer après la douche…

- Laisser le rickshaw venir vous chercher et vous supplier de monter dans son tuc-tuc après lui avoir fait comprendre qu’il est bien trop cher, que vous connaissez le coin (ce qui n’est pas forcément vrai) et qu’il est bien plus rentable et agréable de faire le chemin à pied, ce qui remet en question son utilité dans la société et met surtout en péril son business, vous serez étonnés de leur dévouement à la tâche ensuite !

- Aller machinalement en consultation chez l’astrologue malayalam qui analyse votre horoscope comme un médecin des plus cartésiens et se rendre compte que sa marge d’erreurs n’est pas si importante que ça.

- Aller chez les petits commerçants de trottoir pour vous faire mixer les meilleurs jus de fruits maison !


Tiruvanamalai

Jus de raisin à Kanyakumari

- Lutter contre le piment généreusement versé dans l’assaisonnement des nouilles achetées sur une carriole du bord de la route comme s’il s’agissait d’une compétition : après tout, ils arrivent tous à finir leur assiette… alors pourquoi pas moi ? Et puis j’ai faim ! C’est finalement délicieux et connu comme l’un des meilleurs antiseptiques.


Noodles à Tiruvanamalai

- laisser un prêtre apparemment engagé par la compagnie de bus vous enfumer d’encens histoire de bénir les passagers et le bus avant le voyage.

- observer les guichets en préfabriqué dans les aéroports domestiques où il suffit de glisser la pancarte en carton indiquant la destination, ou simplement regarder le stewart tenir la pencarte en l’air quand le guichet fait défaut.

- Rigoler devant les concours de danse et de chant à la télé, très colorés, créatifs, originaux et souvent ringards, mais le ridicule ne tue pas, il amuse tout au plus, ce qui assure la force et la pérennité de ces émissions de divertissement.

- Aller au temple comme dans un night-club branché : il y a autant de bruit et de monde, c’est tout aussi extravagant, l’ambiance est géniale et en plus c’est sacré ! Sans ajouter que sans alcool , la fête est plus folle !

- Assister à un combat gecko-araignée et observer les deux animaux se fixer une quinzaine de minutes dans le blanc de l’œil avant l’attaque finale (tout le monde était pour le gecko, on l’a aidé à gagner… c’est triste pour l’araignée mais je serai réincarnée en araignée dans ma prochaine vie en guise de punition).

- Manger ses nouilles avec trois doigts de la main droite sans aucune difficulté et tout en ayant l’air d’une femme du monde des plus raffinées.

- Eviter de se prendre une jackfruit bien mûre chutant de son arbre sans crier gare, et se boucher le nez quand on s’approche d’une épave de ces fruits délicieux mais à l’odeur inconfortable qui ne semble convenir qu’aux mouches.


Jackfruit

- Finir par exiger une bombe anti-insectes malgré mon profond respect pour la vie sous toutes ces formes (sauf les araignées), après que la maison se soit peu à peu transformée en insectarium géant.

- acheter des mangues pas mûres servies coupées et saupoudrées de piment et de sel sur la plage, ça rafraîchit et ça réchauffe en même temps

- se fondre dans la foule des processions religieuses et apprécier le spectacle même si on ne comprend pas tout…

- Aller manger au temple en l’honneur de Vishnu avec pour seule assiette le creux de sa main.

- Profiter de chaque moment parce que le retour en Europe sera plus douloureux que l’on imaginait, simplement parce que toutes ces choses exceptionnelles sont entrées dans le cadre quotidien et qu’il sera difficile de vivre de telles expériences chez soi… Je ne dénigre pas mon pays que j’aime toujours et où il fait bon vivre (… ahhhh… la Provence….), mais il paraît tout de même plus compliqué et épuisant que certains autres… Rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir, chaque monde est fait de nuances plus ou moins grossières ou variées, reste à savoir quelle teinte nous correspond le plus dans un moment donné de notre vie.



« Nous nous sommes peu à peu éloignés des conceptions familières aux gens d’Occident, leurs idées, leurs sentiments, leurs préoccupations nous étonnerons, mais les nôtres, je le crains, les surprendront davantage. »

 

                                                                           Albert Gervais



 ---------------------------------------------------------------------------------------

 

 

English:
- to get blessed by an elephant by giving a rupee coin which it will give to its master when you’ll leave.

- to give kicks with your elbows to those who want to pass before you at the ticket-counter of the railway station and to scare some of them !

- to take a rickshaw driven by a man whose eyes are looking to a totally different direction: can he see the road?

- to ride a motorcycle with a priest with glasses and a half-shaved skull from Kanchipuram’s Vishnu temple, father of a nice family and cars-insurances seller.

- in the same type : to be driven to the railway station by a friend in motorcycle with my big luggage as a third passenger and the little bag put as a child on the driver’s knees.

- To make horse-riding three minutes for 20 rupees on Kanyakumari beach.

- To sit down for watching people waiting in a queue two hours at least so as to give a three seconds hug to Amma in her ashram.

-  To stir up the visitors’ interest as much as the wild animals of the zoological park in Trivandrum.

- To be guided or driven by perfect strangers and to entrust them by intuition, with the always checked certitude that you will have great surprises back. Unbelievable in Europe! … There are so many horrors in newspapers…

- To go for eating in a restaurant which doesn’t seem to be one where two men with big moustaches are devouring a mountain of rice upon a furniture which looks like an old desk and where vegetables are shucked right on the floor, instead of going in a family restaurant for tourists and consequently expensive.

- To make shopping in improbable places… it’s cheaper and we are better served.

- To make yourself offered some samosas by a toothless very old man who wants to marry you under the amused look of twenty younger guys.

- To escape when the old toothless becomes too insistent for offering you some coffee: there are some limits to fix up!

- To get on a rickshaw with six people, risking to be ejected to each road-bend.

- To sit down on the border of the open door of an Indian Railway’s coach and to see the landscape unfolding in a high speed, inhabitants saying “hello” when the train is going slowly, but to be very careful not to fall or to loose a flip-flop…

- To look for new shoes while you are barefooted in Trivandrum.

- To go for a one-hour massage in an ayurvedic hospital, made by two women for the equivalent of four euros, natural soap and consultation of a doctoress included!

- To pose on the official photo of a wedding while you absolutely don’t know the couple.

- To make a walking wearing a sari and sparkling jewels, desperately looking for a rickshaw in the suburbs of Kochi.

- To bear “revolutionnay” manifestations under your windows because of an electoral period, from dawn to dusk during several days.

- To catch with your camera the elephant which is professionnaly clearing of brushwood in your garden.

- To cross Trivandrum’s Main Road by Vespa.

- To get a fine (very little) in the train for having paid a normal class ticket and for having settled in the sleeper class.

- To be guided through the big number of different poojas for God Shiva inside the big temple of Kanchipuram and to go outside with a forehead red of prayers.

- To figure in a Malayalam movie about Christmas, play your character, and to be paid with a juice and a chocolate snack imported from the Emirates.

- On the way, to let passing the snake.

- To fire the snake charmer who is improvising a demonstration in front of the cash ATM for not risking a bite from his cobra while taking some money.

- To buy a book of  Malayalam-Hindi-English conversation in the bus.

- To prepare oneself after a shower into a total darkness because of a power cut which is touching the whole neighbourhood, with only one valid leg because of a bleeding broken toe, to come down to the ground-floor in the same conditions but on the bottom before reaching the guests’ dinner table as if nothing happened.

- To let a cameleon observe you during your dance lessons, and a squarrel during yoga lessons.

- To pass a half-day talking with shopkeepers without buying anything and by staying friends in Madurai (but I bought some stuff in the end).

- To wake up at two o’clock in the night and to slip on the first clothes you find for going outside and filming a burning procession, deafening and over-crowded which is passing in the street for a non-identified God, and to come back naturally to bed.

- To come back home by swimming because of a little violent storm.

- To turn back yourself suddenly on the way after having heard a big « cccrackk », and to understand that if you were some seconds late, you would have been crushed by a big tree and the wreggling line voltage fallen with it during a storm.

- To start to pray a little more often, above all after such situations for thanking the Gods to be still in one piece.

- To train yourself to make side-jumps for avoiding a rickshaw rushing on you, and more commonly for avoiding spits of  passers-by who are deeply cleaning their throat.

- To neutralize a prohibitively fat and fast spider which is taunting you from a too much high ceiling by throwing a flip-flop, and to crush it with the other flip-flop when it’s reaching your field of action (I’m now over-trained).

- To forget the spider by watching a good Bollywood movie.

- To make the “spiders-hunting” a vocation, and the “mosquitos-cruching” a national sport that you can practice everywhere.

- To take a photo of everything which seems to be unusual with the risk of being confused with a Japanese tourist in Paris.

- To have a crying fit of the giggles in the middle of a vegetables market, crowded and like a labyrinth in Trichy.

- To help about ten guys who are grabbing the door of the train already moving and to push them into the coach for keeping your airy place nearby the door.

- To go in Kalaripayatt lessons (martial art) at six o’clock in the morning without complaining … yeah really…

- To find a kitten in a bush.

- To fall asleep in the entrance of a temple in the middle of the night during a kathakali show, very interesting but quite long.

- To be amazed to see white people like Martians in big cities or in touristic places after so much time out of Europe.

- To discover after having felt a cold, glutinous and disgusting sensation inside your ear that a big slug had invited itself in the tissue used for wiping after shower.

- To let a rickshaw come to take you and begging you to get on his tuc-tuc after having made him understood that he is really too expensive, that you know the place (which is not necessarily true), and it’s more gainful and pleasant for you to do this way by walking, which is putting the question of his usefulness in society and, more important, of his business, you’ll be terribly amazed about his devotion of serving you after!

- To go mechanically on consultation to the Malayalam astrologer who analyzes your horoscope like a perfect Cartesian doctor and to realize that the margin of mistakes is not so important.

- To go into the little shops and make them prepare the best mixed juices !!!

- To fight against the chillies generously dosed in the flavouring of you plate of noodles, bought on a cart in the border of the road as if it was a competition: after all, they are all able to finish their plate… then why not me also? And I’m hungry! It’s finally delicious and well-kown as one of the best antiseptics.

- To let a priest apparently engaged by the buses company, to smoke out around you with incense so as to bless passengers and the bus before the trip.

- To observe the prefab counters in the domestic airport where you just have to slip the cardboard which indicates the destination, or to watch simply the stewart holding the board above his head when the counter is lacking.

- To laugh a lot in front of the dancing and singing contests on TV, very colorful, originals and very often old-fashioned, but ridicule doesn’t kill, it’s just entertaining at the most, which is procuring strenght and long life to these TV shows.

- To go to the temple like for a fashioned night-club: there is as much noise and people, it’s as much extravagant, atmosphere is great and sacred! Without forgetting that without alcohol, the party is more crazy!

- To assist to a gegko-spider fighting and to observe the two animals watching to each other in the eyes about fifteen minutes before the final attack (everybody was on the gegko’s side, we have helped it to win… it’s sad regarding the spider but I will be reincarnated in my next life in spider as a punishment anyway)- To eat your noodles with only three fingers without any difficulty and by taking the attitude of a refined lady.

- To avoid a spoiled jackfruit which suddenly falls from the tree, and to hold your nose when you approach one flotsam of these delicious fruits but with a terrible smell which only seems to suit a lot to flies.

- To finish by requiring a spray against insects in spite of my deep respect regarding life under all its appearences (except spiders), after the fact that the house became slowly by slowly a big insectary.

- To buy still green mangoes served cut and sprinkled with chillie powder and salt on the beach, it’s fresh and hot on the same time!

- To disappear into the crowd of religious processions and to enjoy the show even if you don’t understand everything…

- To eat the “pooja” in the Vishnu temple with your curved hand as a plate.

- To enjoy each moment because your come back in Europe will be more painful that you would imagine, simply because all these ecxeptionnal things came into the frame of daily life and it will be difficult to live such experiences at home… I don’t denigrate my country that I love and where life is pleasant (…ahhh… Provence…), but it seems more complicated and exhausting than other countries… Nothing is all white, nothing is all black, every world is made of tinges more or less coarse or variated, there’s just to know which colour suits us the most in one given moment of our life.
---------------------------------------------------------------------------------------

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus